Lors de la présentation des résultats 2025, Philippe Salle, durant sa conférence-call où il a inventé l’oxymore d’« inversion de la pente de décroissance négative », connaissait les chiffres de janvier et février, a fortiori ceux d’Atos France.
Concernant les commandes de janvier et février, la confidentialité s’arrête dès lors que l’on a connaissance d’un délit. Selon l’opinion du blog, Philippe Salle aurait sciemment menti aux actionnaires afin de protéger le cours de Bourse, en évoquant de réels signes de reprise du BtB (en se basant sur celui du T4 pour l’affirmer). Il aurait cependant, alors qu’il parlait des prévisions 2026, omis de dire que ces chiffres — gonflés à l’hélium au T4 puisqu’ils incluaient la commande du HPC Alice Recoque à 500 M€ et Siemens en base identique à 2025 alors que le CA va être amputé d’environ 80 M€ — étaient invalidés par les résultats de janvier et février.
Aussi, nous diffusons, en qualité de lanceur d’alerte, des extraits de documents internes qui montrent l’effondrement du Book-to-Bill : 60 % en janvier et 54 % en février. Un pipeline totalement vide, comme nous l’avons écrit à plusieurs reprises. C’est là la limite de la « low-costisation » à outrance de Philippe Salle : supprimer des postes de dépenses n’a pas de causalité directe sur les rentrées de contrats.
Plus alarmant encore : alors que Philippe Salle affirme qu’il n’y a plus de « black contracts », celui de la RATP bascule en « black », et le total Black + Red, qui était redescendu à 12,9 % en novembre et décembre, remonte à presque 20 %.
Plus inquiétant enfin, le nombre de LOST en février dépasse le nombre de WIN, contredisant le chiffre de 95 % de renouvellement annoncé par Philippe Salle.
Voici les premiers tableaux. Cet article sera mis à jour d’ici une heure.

