Au tribunal, la panique absolue d’Atos face au collectif 4A coûte plus cher que la vérité
Cet article se veut le prolongement de celui publié juste avant dans le FIGARO, écrit par Lucas Demediavilla. Il est à prendre comme une PostFace analytique, froide et chirurgicale qu’un mass média ne peux pas se permettre, mais que notre insolence de micro-média nous autorise.
Il y a des moments dans l’histoire boursière et financière où la communication « corporate » bien lisse se fracasse brutalement sur le mur implacable de la réalité judiciaire. Ce qui se joue actuellement au Tribunal de Commerce de Pontoise entre Atos et un groupe de petits actionnaires n’est plus un simple litige commercial. C’est l’autopsie en direct d’un ancien géant de la cote parisienne qui refuse obstinément, presque maladivement, de montrer son véritable carnet de santé au grand jour.
En tant que Président de l’association UPRA et analyste attentif de ce dossier depuis ses prémices, j’ai souvent alerté mes lecteurs, essentiellement des Petits Porteurs et occasionnellement quelques professionnels de la finance, créanciers et salariés, sur les dérives comptables de ce groupe. C’est d’ailleurs à ce titre que j’ai publiquement conseillé aux investisseurs lésés de se tourner vers la structure indépendante Action Against Atos Auditors (le collectif 4A). Ce collectif ad hoc, qui a su réunir la force de frappe impressionnante de 1400 plaignants, vient de signer une victoire tactique majeure face à la multinationale. L’ordonnance de référé rendue le 16 janvier 2026 est une véritable déflagration. Mais au lieu de se plier à la décision de justice, la direction d’Atos s’enfonce dans une spirale de déni fascinante, multipliant les manœuvres dilatoires et affichant une panique qui laisse l’observateur pantois.
Décryptons ce cynisme à l’état pur et l’effondrement en mondiovision de la stratégie de défense d’une direction aux abois.
Le Paradoxe Temporel : Qu’est-ce qu’Atos a de si terrifiant à cacher ?
La question centrale, celle qui devrait brûler les lèvres de tout observateur doté d’un minimum de bon sens financier, est la suivante : pourquoi une telle résistance acharnée face à la justice ? Qu’y a-t-il dans ces cartons pour justifier une telle levée de boucliers ?
Si l’on regarde les documents formellement réclamés par les investisseurs recrutés par le collectif 4A (Mme J. S. , M. A. C. , M. A. Y. , la SAS C. , l’EURL U. G., etc.), la liste est aussi longue qu’explicite. Le juge a ordonné la communication sous format électronique d’une montagne de preuves : les rapports d’audit complets , les correspondances écrites relatives à la certification des comptes , les mémorandums internes sur les tests de dépréciation des écarts d’acquisition (goodwill) , et les analyses stratégiques du besoin en fonds de roulement (BFR). Et pour quelle période temporelle ? Principalement les exercices s’étalant de 2017 à 2023.
Posons les choses calmement et usons de pure logique. Ces documents ne concernent absolument pas le mandat du PDG actuel, Philippe Salle. Ils ne concernent pas non plus ses prédécesseurs directs de la période de crise aiguë post-2023. Non, ces documents visent directement et presque exclusivement la période de croissance à marche forcée de Thierry Breton et la mandature désastreuse de son successeur et protégé, Bertrand Meunier.
Dès lors, pourquoi la direction actuelle d’Atos déploie-t-elle une armada juridique pour protéger les cadavres dans le placard de dirigeants qui ont mené le groupe dans le mur ? Qu’y a-t-il de si radioactif dans ces correspondances pour que Philippe Salle préfère la vindicte judiciaire et l’opprobre public à la transparence d’un grand nettoyage ?
L’Ombre de Breton et Meunier : Un naufrage sous perfusion comptable
Pour bien saisir l’angoisse froide qui paralyse Bezons, il faut remonter le temps. L’ère Thierry Breton, c’était la course au gigantisme. Des acquisitions à la chaîne qui ont fait passer le chiffre d’affaires de 5,5 milliards d’euros en 2008 à 12,6 milliards d’euros en 2018. L’objectif était clair : gonfler la capitalisation boursière (atteignant 7,64 milliards d’euros fin 2018) pour s’acheter une place au chaud dans l’indice CAC 40. Mais la magie n’opérait pas sur tout le monde, et les professionnels qui lisent ces colonnes savent pertinemment que la croissance organique d’Atos restait d’une faiblesse insigne.
Souvenez-vous de la fameuse note du Crédit Suisse dès 2018. L’analyste de la banque avait purement et simplement dégradé Atos, flairant la vaste entourloupe comptable. Qu’avaient-ils vu ? Ce que tout le monde suppute aujourd’hui, et que le collectif 4A va prouver judiciairement : une transformation agressive de l’OPEX en CAPEX pour flatter artificiellement les marges de rentabilité, et des méthodes d’évaluation des actifs totalement lunaires, vraisemblablement validées par des auditeurs bien trop accommodants. Quand la société révèle soudainement, le 16 octobre 2023, 7,6 milliards d’euros d’engagements hors bilan, la farce éclate au grand jour.
Les investisseurs du collectif affirment que les comptes consolidés de 2017 à 2023 ne donnaient pas une image fidèle de la situation, et que les dirigeants ont délibérément dissimulé la réalité. Et c’est précisément ce que les dizaines de procès-verbaux de comités d’audit réclamés vont prouver de manière irréfutable : que la chute vertigineuse d’Atos n’est pas un banal accident industriel ou une erreur de parcours, mais l’aboutissement prévisible d’une politique d’illusionnisme financier érigée en système de gouvernance.
De la Pudeur Légitime à la Panique Naturiste
Soyons beaux joueurs et restons impartiaux cinq minutes : que la société Atos ait légalement bataillé lorsqu’elle a été assignée est d’une logique implacable. On ne se met pas à poil sur la place publique sans une certaine pudeur. N’importe quel conseil d’administration un tant soit peu responsable aurait tenté de freiner des quatre fers pour protéger le secret de ses correspondances internes.
Mais une fois que le juge a tranché ? Une fois que l’ordonnance est tombée, lisible, claire, condamnant l’entreprise à s’exécuter sous peine d’une astreinte de 1 000 euros par jour calendaire de retard? C’est là que le naturel humain reprend le dessus, qu’Atos passe subitement en mode « naturiste effarouché », et que la logique rationnelle de l’entreprise s’évapore totalement.
Le tribunal a été limpide et a balayé la défense d’Atos avec une précision chirurgicale. Le juge a estimé noir sur blanc que « la mesure d’instruction sollicitée dans le cadre du présent référé Nous apparait donc justifiée eu égard aux faisceaux d’indices concordants, potentiellement crédibles, de fautes comptables et/ou de gestion évoqués ». Le magistrat a également souligné avec une acuité remarquable que sans cette autorisation judiciaire, les petits actionnaires « ne seraient pas en mesure de réunir les éléments de preuve suffisante d’une dissimulation délibérée de la situation financière réelle du groupe ».
La messe est dite. La justice veut voir les vrais chiffres. Et pourtant… Non seulement Atos fait appel de la décision, non seulement ils refusent d’exécuter la demande (laissant filer le délai de 2 mois accordé), mais ils poussent le vice jusqu’à faire appel en urgence devant le Premier Président de la Cour d’Appel pour faire suspendre l’exécution provisoire !
L’Astuce de l’Exécution Provisoire (et la montre qui tourne)
Pour ceux de mes lecteurs qui ne sont pas familiers des arcanes de la justice, l’exécution provisoire est un concept juridique que le grand public a récemment découvert avec le procès de Marine Le Pen et de ses assistants parlementaires, où une partie de la classe politique s’était émue de cette application immédiate de la peine. L’exécution provisoire, expressément prononcée de droit par le juge de Pontoise pour Atos, signifie une chose très simple : l’appel n’est pas suspensif. Même si vous contestez la décision, vous devez l’appliquer immédiatement.
Pourquoi Atos se bat-elle comme un diable dans un bénitier pour suspendre cette exécution provisoire ? La réponse tient en un mot, le Graal absolu des coupables en col blanc : La Prescription.
En retardant au maximum la remise des documents compromettants, la direction d’Atos cherche désespérément à faire tourner la montre pour atteindre la prescription des faits délictueux. Ce n’est plus une défense sur le fond, c’est une vulgaire défense d’asphyxie procédurale. On ne cherche même plus à prouver son innocence, on gagne du temps jusqu’à ce que la justice n’ait légalement plus le droit de regarder dans le rétroviseur. C’est exactement pour neutraliser cette manœuvre dilatoire que le juge a ordonné cette exécution provisoire. Il a vu le piège arriver à des kilomètres.
Le Scandale d’Artagnan et le Parjure Spectaculaire de Philippe Salle
C’est ici que l’histoire passe du cynisme institutionnel à la farce tragique. Parlons du fameux « scandale d’Artagnan ». Entre 2021 et 2024, le groupe Atos a englouti la somme proprement hallucinante de 1 milliard d’euros en frais de conseils, de banquiers d’affaires et d’avocats. Un milliard d’euros d’honoraires pour aboutir, in fine, à un plan de restructuration prévoyant une « dilution massive » des actionnaires où ces derniers détiendraient « moins de 0,1% du capital » s’ils ne remettaient pas au pot. La prestation de fossoyeur est facturée très, très cher.
À son arrivée en grande pompe, le nouveau PDG Philippe Salle a promis la main sur le cœur (notamment dans une vidéo désormais culte accordée au journal Les Echos) de réduire ces frais d’avocats et de consultants au strict minimum syndical dès le second semestre 2025. Pour joindre le geste à la parole, et surtout parce que les caisses sonnaient désespérément creux, Atos avait fait fuiter qu’ils remplaçaient le très prestigieux (et inabordable) cabinet Darrois par le cabinet Gide, à la tarification prétendument plus douce.
Mais face à l’ordonnance implacable du juge de Pontoise et au rouleau compresseur du collectif 4A, la panique la plus irrationnelle a repris le dessus au siège. Que fait Atos ? Ils rappellent le cabinet Darrois en extrême urgence pour plaider la suspension de cette exécution provisoire devant le Premier Président de la Cour d’Appel !
N’importe quel acteur du contentieux des affaires vous le confirmera : quand on appelle en urgence absolue une armada de la stature de Darrois pour éteindre un tel incendie en procédure d’appel, le chèque en blanc se termine par beaucoup de zéros. En l’espace de seulement six mois, Philippe Salle vient de se parjurer de la manière la plus éclatante qui soit. Sa promesse solennelle de réduire les frais de conseils a explosé en vol à la seconde exacte où l’héritage toxique des années Breton/Meunier a menacé d’être exposé à la lumière crue du jour.
Le Naufrage de la Défense : Quand le Juge dit « Stop »
Pour clore ce tableau accablant, il faut savourer la médiocrité abyssale des arguments opposés par Atos en première instance. Pour tenter de bloquer l’action du collectif 4A, Atos a osé formuler « in limine litis » une demande de « sursis à statuer » en prétextant une hypothétique enquête secrète de l’AMF. La réponse du tribunal est un camouflet magistral : « bien que les mesures diligentées par l’AMF soient confidentielles, Nous considérons qu’il ne Nous est pas justifié de l’existence même de l’enquête en cours alléguée ». En clair : le tribunal soupçonne Atos d’exagérer ou d’utiliser une procédure prétexte pour gagner du temps. Demande rejetée.
Les avocats d’Atos ont ensuite eu l’audace pathétique de contester « l’intérêt à agir » des plaignants du collectif (arguant par exemple que certains ne seraient pas recevables sur certaines périodes). Le juge les a renvoyés dans leurs cordes sans aucune pitié : « Nous estimons que les demandeurs justifient pleinement d’un intérêt à agir sur les périodes visées ».
Atos a épuisé toutes les cartouches du manuel de la mauvaise foi juridique. Ils refusent de s’exécuter car ils savent que l’ouverture de ces tiroirs scellés signera la fin définitive de l’omerta comptable. Le collectif Action Against Atos Auditors a réussi là où beaucoup avaient échoué : forcer, de droit, la porte du sanctuaire.
L’heure de l’estocade a sonné. Pour comprendre la genèse de ce combat historique et les prochaines étapes de ce procès hors norme mené par le collectif 4A, je vous invite vivement à lire mon article de fond précédent : Procès des auditeurs d’Atos : Fin de la mystification, l’heure de l’estocade a sonné – Brève du Président de l’UPRA.
Au vu de cet acharnement pathologique à maintenir les archives scellées, l’évidence saute aux yeux. On parlait jusqu’ici de simples cadavres dans les placards. Mais avec un tel niveau de panique au sommet de l’entreprise, et face à ce froid exposé des faits, ce qu’Atos tente désespérément de dissimuler doit plutôt ressembler à un véritable charnier.
De là à imaginer que Thierry Breton et ses équipes — en particulier Elie Girard dont un ex-membre du Comex m’a dit : « Elie ne se mettait aucune limite » —, soient liés à cela… Pensons également au départ bizarre de Charles Dehelly, le bras droit historique, parti faire valoir ses droits à la retraite alors qu’ils étaient très proches auparavant. On m’a notamment glissé : « Thierry avait pris ses distances. Charles est parti avec un gros chèque. Est-ce immoral ? ».
Tous ces indices laissent à penser à l’organisation d’une fraude comptable systémique initiée à partir du rachat de Siemens. Le but non avoué ? L’entrée rapide au CAC 40, puis le dépassement de Capgemini (dont le CA s’envolait en 2019). Mais tout s’arrête avant, au moment où Thierry Breton se fait un cadeau à lui-même en orchestrant une distribution exceptionnelle de 23,5 % du capital de Worldline en dividende en nature.
Il faut dire que le dividende d’Atos n’a jamais été son point fort. Avec des actionnaires silencieux au capital comme Siemens (15 % depuis 2011) ou PAI Partners (10 %), la pression pour distribuer du cash était gérable. Et pour cause : le Free Cash Flow (FCF) reposait probablement sur une ingénierie financière savante. Le reverse factoring, c’est bien pratique pour enjoliver les comptes, mais on ne peut tout de même pas l’appliquer sur 100 % des factures fournisseurs. Il fallait donc limiter le dividende en numéraire. De toute façon, l’essentiel des revenus de Thierry Breton provenait de ses actions de performance annuelles.
Thierry Breton avait donc trouvé le moyen rêvé de se verser sa gigantesque prime de départ ; il restait juste à trouver le motif officiel pour justifier cette hérésie financière. Le prétexte servi sur un plateau ? « Fidéliser les actionnaires pour garder une base actionnariale stable ». Presque tout le monde gobe le truc. Pourtant, une mise en bourse classique via la construction d’un carnet d’ordres accéléré (et les 7 à 8 % de décote liés à ce procédé) aurait fait rentrer 3,4 milliards d’euros de cash vital dans les caisses d’Atos. Face à cet acte inexplicable, 8 % des actionnaires — les plus lucides — ont tout de même voté contre lors de l’Assemblée Générale Mixte du 30 avril 2019 (la fameuse Résolution n°5 actant la « Distribution exceptionnelle en nature d’actions de la société Worldline »). Il faut bien insister sur ce point : si le chiffre peut paraître bas en valeur absolue, recevoir l’équivalent de 30 % du prix de l’action en dividende exceptionnel, ce n’est pas tous les jours que ça arrive.
On ne sera donc que surpris devant le fait que Thierry Breton, à deux doigts de dépasser Capgemini, se soit arrêté à un mètre du bol de sangria. Cela reste l’un des mystères sur lesquels le blog réfléchit depuis deux ans. Selon nous, cela ne s’explique que parce qu’il avait analysé l’effondrement imminent de l’infogérance et de sa pyramide de Ponzi, et a décidé de partir avant que ça n’explose. Dès lors, dépasser Capgemini devenait accessoire ; la priorité absolue était de partir les poches les plus pleines possible.
Et la dette abyssale créée par les 3 milliards d’euros versés à Bharat Desai et aux autres actionnaires de Syntel dans tout ça ? La réponse était toute trouvée. À l’époque, le marché obligataire était grand ouvert pour Atos : on empruntait allègrement à 0,8 % ou 1 % en 2019. Personne n’imaginait l’inflation galopante à 7 % post-Covid et le retour fracassant des taux directeurs à 5 %. Il a dû se dire : « Elie [Girard] se débrouillera… Après tout, c’est un financier. »
À l’époque, Thierry Breton possédait environ 600 000 actions Atos. Avec la parité de conversion de la distribution (2 actions Worldline pour 5 actions Atos), il s’est fait un chèque de 12 millions d’euros sous forme de 240 000 actions Worldline. Au cours de 53 € de l’époque, cela représente plus de 12,7 millions d’euros bruts. Une bien belle prime de départ déguisée. Et, cerise sur le gâteau fiscal, quasiment pas d’impôt sur la plus-value à payer ! Puisque les titres ont été vendus seulement quelques mois après leur livraison (lors de son départ effectif à l’automne 2019), le cours n’avait pas eu le temps de s’apprécier significativement entre l’acquisition et la cession. Donc, pas de plus-value imposable une fois la flat tax réglée sur le dividende initial.
Mais comment vendre un tel volume de titres sans faire paniquer les marchés ? Lorsqu’un PDG vend soudainement toutes ses actions, le titre perd généralement 40 à 50 %. Là, le timing fut clinique. Nommé par l’Élysée pour rejoindre la Commission Européenne fin octobre 2019, l’excuse est toute trouvée. Un communiqué (soutenu par ses déclarations officielles auprès de la Haute Autorité et du Parlement européen à la mi-novembre 2019) confirme qu’afin d’éteindre tout conflit d’intérêts potentiel — l’UE étant une cliente majeure d’Atos —, Thierry Breton a procédé à la cession de l’intégralité de ses actions Atos et Worldline. Pim, pam, poum, l’affaire est pliée. L’alibi éthique est inattaquable, et le titre n’a ce jour-là pas vacillé. La manœuvre s’achèvera en apothéose lors de son grand oral à Bruxelles, avec cette phrase assénée devant les eurodéputés, la main sur le cœur : « Je me présente à vous sans aucune action Atos ou Worldline ».
De là à conclure qu’il y a eu préméditation, il n’y a qu’un pas… que le blog n’hésite pas à franchir aujourd’hui, en considérant comme une piste très sérieuse ce système de fraude systémique organisé. Bien sûr, nous formulons ceci avec toute la prudence juridique qui s’impose, à savoir une simple hypothèse de réflexion. Mais les pièces du puzzle s’emboîtent avec une telle évidence que l’on peine à croire au simple hasard.
Enfin, si cette hypothèse est la bonne, les stigmates de ce système sont probablement encore en place aujourd’hui. Nettoyer le bilan pour mettre définitivement fin au modèle Breton nécessiterait de passer encore plusieurs centaines de millions d’euros de provisions. Voilà qui expliquerait la réaction totalement disproportionnée, et par ailleurs inexplicable, de Philippe Salle face à la demande du juge de rendre des comptes à ses ex-actionnaires.
